quinta-feira, 10 de setembro de 2009

Cristóvão Colombo - Cartas de "Hanibal Januarius" e de "Jacobus Trottus"


HARRISSE, Henry
Christophe Colomb, son origine, sa vie, ses voyages, sa famille & ses descendants, II, Paris, Ernest Leroux Éditeur, 28, Rue Bonaparte, 28, M.D.CCC.LXXXIV , pp. 5 a 9 e 527, 528,


«Les Italiens établis comme négociants dans les ports
du Portugal ou de l'Espagne tenaient les princes de
l'Italie et leurs propres parents au courant des nou-
velles qu'apportaient les navigateurs envoyés à la
découverte de pays inconnus (1).

Venise et Gênes n'étaient pas les seules cités italiennes qui
surveillassent d'un œil inquiet des conquêtes maritimes destinées
à anéantir leur commerce avec l'extrême orient. Toutes les villes
de la péninsule adonnées au négoce ou à l'industrie se sentaient
déjà atteintes dans la source de leur richesse, et on comprend

____________

(1) Les Corte-Real et leurs voyages au Nouveau-Monde, page 53, et suprà,
tome I, pages 79-80, note.

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l'intérêt qu'elles attachaient aux communications datées de Lis-
bonne, de Cadix et de Barcelone. Nous en voyons la preuve
dans les relations de voyages adressées sous forme de lettres
particulières à des personnages italiens et immédiatement
imprimées, à la fin du XVe et dans les premières années du
XVIe siècle, à Venise, à Pavie, à Florence, à Milan, à Vicence (1).

La plupart de ces correspondances sont perdues, mais nous
avons la bonne fortune de pouvoir présenter à nos lecteurs
un récit de la découverte du Nouveau-Monde, provenant de
cette source, récit jusqu'ici inédit (2).

Un nommé Hanibal Januarius, qui se trouvait à Barcelone
lorsque les Rois-Catholiques reçurent la nouvelle de l'heureux
retour de Christophe Colomb, écrivit sur ce sujet une lettre à
son frère, ambassadeur ou, comme on disait alors, orateur
du duc de Ferrare auprès de Ludovic le Maure.

Giacomo Trotti (3), gentilhomme ferrarais, obtint une copie
de cette lettre, datée, par erreur (4), du 9 mars 1493, et l'envoya
de Milan à Hercule d'Este. Elle est en ces termes :
____________

(1) Bïbliotheca Americana Vetustissima et Additions,
(2) Nous devons la communication de ce précieux document et des deux
lettres qui l'accompagnent à l'extrême obligeance de M. Cesare Foucard,
administrateur des archives d'Etat à Modène. Nous publions le texte original
des deux lettres infrà, Appendice C, documents III et IV.
(3) Jacomo de' Trotti da Ferrara. Consigliero secreto del duca Hercole per epso duca
el judice del comune di Ferrara, (Diarium ferrarense, Muratori, Ital, scrip.,
tome XXIV, col. 242.)
(4) Le 9 mars, Colomb avait son entrevue avec le roi de Portugal, à
Valparaiso, à neuf lieues de Lisbonne, et la lettre à laquelle il fait allusion
ne fut envoyée par les Rois-Catholiques à Colomb que le 30 mars. Il faut
donc lire le 9 avril, et c'est environ dix jours après que la lettre de Janua-
rius serait arrivée à Milan.

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Copia de lictera diretiva al Mco. oratore Regio qua resydente.

Magco. Frater honoran(me). In quisti di ve ho scripto y per questa solum
usaró del ordine preso, che per ogni correro vi scriva, & per vedere che
in lo mese de agosto passato quisto Sre. Re ad pregeri de uno ditto il
Colomba, fuoro contenti, che lo predicto armasse quatro Caravelle ad
effecto, che epso diceva, volere andare per lo mare magiore & navigare
tanto per dritta linea per ponente per fine che venesse allo Oriente, che
essendo lo mondo ritondo, per forza haveva de voltare & trovare la parte
orientale. Et cussi fece, che armate dicte Caravelle, pigliato la via de
ponente fora delo stricto, secondo quello che per lictera epso scrive, la
quale lictera io ho vista. In XXXIIIJo di pervene in una grande insula,
in la quale habitavano gente olivastre desnude senza alcuno ingenio de
combatere, & molto timida, & descessi alcuni in terra, presero per forza
alcuni, per havere di loro notitia & per imparare la lingua perche

____________

Copie d'une lettre adressée au magn, orateur royal résidant ici.

Frère magnifique et honoré. Je vous ai écrit ces jours-ci , et je suivrai les
ordres que vous m'avez donnés de vous écrire par chaque courrier.
Au mois d'août dernier, ce seigneur roi, à la prière d'un nommé Collomba
[sic] fit équiper quatre petits navires pour naviguer, d'après ce que ce dernier
assurait, sur l'Océan, en ligne directe vers l'ouest, afin d'aborder en orient.
La terre étant ronde, il devait forcément arriver à la partie orientale. A cet
effet , les dites caravelles furent armées et dirigées hors du détroit [de Gibraltar],
dans la direction de l'ouest, selon la lettre qu'il a écrite et que j'ai vue. En
trente-quatre jours, il parvint à une grande île habitée par des hommes
olivâtres, complètement nus, nullement enclins à combattre et très timides.
Etant descendus à terre, ils en capturèrent quelques-uns par force, afin de les
mieux examiner, et pour apprendre leur langue et tâcher de se faire com-

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potessero intendere. De che perdutta per loro la pagura, essendo homini
de bona ìnzegno pervenerono alo desio loro, che con signi & altri modi,
intesero da epsi, che erano in Insule de India , & cussi ditti presi anda-
rono per le case de quelli vicini & ville dicendo, che era venuto in
quelle parte homo misso da dio, per il che tutte quelle gente essondono di
buona fede contrassero con lo dicto Collomba & homini suoi strecto
amore & amista; dala quale Insolla poy passaro in altre Insole adeo,
che facendo questo camino hanno trovate gran quantitate de Insolle, tra
le quale due sono de grandeza mazore che ne Inglitera & Scocia la una,
laltra più che tutta hispania, have lassato lo predicto Colomba la
homini deli suoi; & primo partesse el principió una forteza la quale
lasso fornita de victuaglie & artegliaria, & portato seco sey homini da
la che pigliano questa nostra lingua. In dicte Insulle hanno trovato
secondo dicono pepe, lignum, aloe & mena de oro per li flumi, cioè flume
lo quale ha arena con multe arenelle doro. Et le gente della, dice,

___________

prendre. Ces hommes s'étant un peu rassurés, car ils sont intelligents, on
atteignit le but désiré et, par des signes et d'autres moyens, on apprit que
c'étaient des îles des Indes. Ces hommes allèrent répétant dans les maisons
voisines et dans les villes qu'il était arrivé un homme envoyé de Dieu, et ,
étant tous de bonne foi, ils eurent avec ledit Collomba des épanchements de
tendresse et d'amitié.
De cette ile, cela se propagea dans des iles voisines, dont deux sont
chacune plus grandes que l'Angleterre et l'Ecosse, et une autre est plus vaste
que l'Espagne entière. Collomba y a laissé [une partie] de ses hommes, et,
avant de partir, il construisit en ce lieu une forteresse bien approvisionnée de
vivres et d'artillerie. Après avoir pris avec lui six hommes du pays qui
entendent notre langue, il partit.
Dans ces iles, à ce qu'ils disent, on a trouvé du poivre, du bois, de l'aloes
et dans les fleuves des filons (mena?) d'or; c'est-à-dire que ce sont des fleuves
qui roulent du sable avec beaucoup de parcelles (arenelle) d'or.
Il dit que les gens de ce pays naviguent dans des canots (canne) de si

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navigano con canne, le quale sono si grande che le mayore capeno in
epsa LXX & LXXX. homini, Dicto Collomba è retomato in dreto & ha
preso terra in Lisbona, & ha scripto questo a questo Sre. Re, & dicto
Sre. Re gli ha scripto che subito vengha qua. Io credo haveró copia dela
lictera, quale epso ha scripto, & vela mandaró, & quando epso sia
venuto & intenderè altro velo scriveró, & questo in questa Corte se tene
per certo, & como ho ditto io ho vista la lictera anchora che dice piu che
luy non ha cognoscuto in essere in loro alcuna lege ni selta, salvo che
credeno omnia pervenire ex cello, & la essere il factore de tutte le cosse ,
per il che sperà de facili se coverterano ala Sta. Fede Catolica. Dice
ancora che fuo apresso alla provincia dove nascino li homini con coda.
.....Barcellone die VIIIJº Martij 1493.

Vester hobediens Frater Hanibal Januarius.

______________

grandes dimensions que les plus spacieux contiennent soixante et dix et
[même] quatre-vingts hommes.
Ledit Collomba ayant retracé sa route est arrivé à Lisbonne et il a écrit ceci
au seigneur roi, qui lui a mandé de venir ici au plus tôt.
Je crois que j'aurai une copie de la lettre telle qu'il l'a écrite, et je vous
l'enverrai. Lorsqu'il arrivera, si j'apprends autre chose, je vous le ferai savoir.
Dans cette cour on tient ceci pour certain, et, ainsi que je vous l'ai dit, j'ai
vu la lettre, laquelle en relate davantage, notamment qu'il n'a reconnu
parmi ces gens ni loi ni religion, excepté la croyance que tout vient du ciel,
créateur de toutes choses. Ceci lui fait croire qu'ils pourront être facilement
convertis à la sainte foi catholique. Il ajoute qu'il a été ensuite dans une pro-
vince où les hommes naissent avec une queue...
Barcelone, le VIIIJ mars (sic) 1493.

Votre frère obéissant,

Hanibal Januarius. //


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// APPENDICE D

LETTRES DE GIACOMO TROTTI

I

Milan, 21 avril 1493.

Extra = Al mio Illmo Sigre il Sre Duca de Ferrara.

lllmo & Exmo S. mio observmo Mando a vostra Extia in questa inclusa
una copia de lettera la quale questo Magnifico Ambasciatore regio ha havuta
da un suo fratello, che se retrova a Barzellona cum il Sermo Re de hyspania,
la quale lettera ha havuto molto cara vedere lo Illmo S. Ludovico & ne ha
voluto copia, impero me parso etiam mandarlo a vostra Extia acio chela
intenda cosse nove.
...............................................................................................................
Mediolanì xxj Aprilis 1493.
Extie vestre.

Servus Jacobus Trottus.

(Archives d'Este, à Modène.)


II


Milan, 10 mai, 1493.

Extra = Al mio Illmo S. il Sre Duca de Ferrara y Ferrarie,
Illmo Sr mio observandissimo.
..........................................................................................................
Scripsi adi passati ala vostra extia de quelle Insole estranee trovate per
quel Spagnuolo[1] navicando, & li mandai la copia de una lictera, la quale me
respondete, che se intendera altro gli ne daesse adviso: hora gli mando

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la copia de una littera venuta de Spagna de quello che da poi se retrovato del
tenore de la quale son certo che vostra Exa ne harà piacere. A la quale
me racomando.

Mediolani, X may 1493.
Exe vestre.

Servus Jacobus Trottus.

(Ibidem.)

Voir Suprà, chapitre IV, § 1, tome II, page 6.

____________________

Tradução em espanhol:

Cfr. ASENSIO, D. JOSÉ MARÍA, "CRISTÓBAL COLÓN
SU VIDA SUS VIAJES SUS DESCUBRIMIENTOS",
BARCELONA, ESPASA Y COMPAÑIA, EDITORES,
221, CALLE DE CORTES, 223, 1888, Tomo I, pp. 445 a 451

Cfr. La Real Academia de la Historia, Bibliografia Colombina, Enumeración de Libros y Documentos concernentes á Cristobal Colón y sus Viajes, Madrid, 1892, pp. 3 e 4.
Archivo de Simancas, Contadurías generales, 1.ª época, n.º 43, Colecc. de docum.
inéd. de Indias, t. XIX, pp. 6 a 8.

[1] Chama-se a atenção do leitor para o facto da asserção "trovato per quel Spagnuolo" ser peremptoriamente contraditada não só pela:
«Concesión de naturaleza ('sus altezas hacen natural destos sus reinos e señoríos de Castilla y León') a Diego Colón, hermano del almirante Colón. (Reyes)»
Archivo General de Simancas, Cámara de Castilla, Signatura: CCA,CED,9,22,3
mas, também, por diversos testemunhos de que já se fez referência.

Eduardo Albuquerque


9 comentários:

Colon-o-Novo disse...

"Chama-se a atenção do leitor para o facto da asserção "trovato per quel Spagnuolo" ser peremptoriamente contraditada..."

Pois é. Pois é. Era tão genovês que até parecia ser português para os espanhóis em 1487 e já era até espanhol para os italianos em 1493.
E era tão "Colonbo Ytaliano" que já era Collomba para italianos mesmo que o seu nome fosse COLON nos documentos que recebia dos reis.

Pois para quem queira encontrar uma verdade. Fica tudo calrinho com mais esta transcrição.
Era um "Italiano Colombo" a quem os italianos chamavam "Collomba espanhol" e a quem o próprio e a corte chamavam "Colon estrangeiro"
Clarinho como um clarim.

Assim se vai escrevendo e fazendo a "histeria." Não é?

Quando vão começar a meter os coevos em questão e a a nalizar o problema como um verdaeiro problema? Ou vão continuar a crer em palavras contradictórias como sendo todas parte da mesma verdade?

Manuel Rosa

Anónimo disse...

Ante todo, felicidades por su blog. Es una excelente fuente de información.

Quisiera hacer algunas puntualizaciones. Dicen que la carta de naturaleza de Diego Colón ('sus altezas hacen natural destos sus reinos e señoríos de Castilla y León' ) contradice la afirmación de que sea español. Los portugueses deberían saber más que eso. Además de Castilla y León estaban el reino de Aragón, el principado de Cataluña, el reino de Valencia, el reino de Navarra … y Portugal. Un italino podía referirse a un habitante de estos como español, porque en esa época todavía se utilizaba con el sentido de habitante de la península, la Hispania romana. De la misma forma que un italiano podía ser un habitante de cualquier reino de la península itálica.

Por otra parte creo que deberían reconocer que estos documentos que publican son de los que justifican las pseudo-historias. Un genovés al que los genoveses llaman español y los documentos oficiales castellanos “extranjero” evitando decir la nacionalidad (tampoco la carta de naturalización de Diego Colón lo menciona!) es algo sospechoso. Si además vemos que va cambiando su nombre: Colomo ó Colom hasta el descubrimiento, Colón después; que escribe a los genoveses (incluso a su hermano) en castellano y que los genoveses les escriben a él en castellano; parece como mínimo razonable sospechar que algo intentaban ocultar.

Y hay muchos más detalles increíbles. Añadiré uno que creo que no han abordado en este blog. En 1583, Bernardo Colombo, uno de los pretendientes a la sucesión del Mayorazgo, pidió al Senado de Génova que hiciese un informe sobre sus pretendidos derechos. El Senado hizo un pregón tanto en Génova como en Cogoleto para que cualquiera que estuviese interesado se presentase. Nadie en Génova se creyó con más derechos que Bernardo a la herencia del Mayorazgo y así se hizo constar. Pues bien, Bernardo Colombo fue echado del pleito del Mayorazgo como un vulgar impostor. Aparentemente no había nadie en Génova que pudiese reclamar la herencia 77 años después de la muerte de Colón.

Con todo esto no quiero para nada justificar las historias alternativas que se han propuesto a lo largo de los años para remplazar la historia oficial. Tienen más agujeros aún que el Colombo genovés. Pero creo que también ustedes deberían hacer autocrítica. No será después de todo la historia oficial también una pseudo-historia?

Anónimo disse...

Ao Anónimo de Quinta-feira, Setembro 17, 2009 4:36:00 PM

Os dois lados desta controvérsia estão fortificados nas suas torres e só atiram com as armas que têm para atirar.

Até que enfim que que aparece uma pessoa razoável por cá.

Tal como si, eu também gostaria que este blog respondesse exactamente áquilo que o Anónimo escreveu:
"No será después de todo la historia oficial también una pseudo-historia?"

Anónimo disse...

Não era meu propósito voltar a estas cartas, não obstante, pareceu-me oportuno deixar aqui a tradução em língua espanhola de,

D. JOSÉ MARÍA ASENSIO,

"CRISTÓBAL COLÓN SU VIDA SUS VIAJES SUS DESCUBRIMIENTOS",

BARCELONA, ESPASA Y COMPAÑIA, EDITORES,
221, CALLE DE CORTES, 223, 1888, Tomo I, pp. 448 a 451.

Antes, porém, duas notas mais para dizer que:

A carta de " Hanibal Januarius", remetida de

BARCELONA,

não refere nenhum " ...Spagnuolo...":

A afirmação surge na segunda carta de " Jacobus Trottus", de 10 de maio de 1493, enviada de

MILÃO

como a primeira.

Nos « diversos testemunhos de que já se fez referência » obviamente que vão inclusos os dos

familiares, amigos, conhecidos, diplomatas, cronistas...

E estes falam de Itália, Ligúria, Génova e Saona.

A título de mero exemplo, cfr.:

http://ph-colombina.blogspot.com/2008/06/cristvo-colombo-documentos-xi.html
http://ph-colombina.blogspot.com/2008/06/cristvo-colombo-documentos-xii.html
http://ph-colombina.blogspot.com/2008/06/cristvo-colombo-documentos-xiii.html

http://ph-colombina.blogspot.com/2007/03/fernando-colombo-henry-harrisse.html

http://ph-colombina.blogspot.com/2008/06/cristvo-colombo-argote-de-molina.html

http://ph-colombina.blogspot.com/2007/01/rui-de-pina-cristvo-colombo.html

http://ph-colombina.blogspot.com/2007/01/joo-de-barros-cristvo-colombo.html

http://ph-colombina.blogspot.com/2007/03/cristvo-colombo-frei-bartolom-de-las.html
http://ph-colombina.blogspot.com/2007/03/cristvo-colombo-frei-bartolom-de-las_26.html
http://ph-colombina.blogspot.com/2007/04/cristvo-colombo-frei-bartolom-de-las.html

http://ph-colombina.blogspot.com/2007/04/cristvo-colombo-enrique-san-fuentes-y.html
http://ph-colombina.blogspot.com/2007/04/cristvo-colombo-enrique-san-fuentes-y_04.html
http://ph-colombina.blogspot.com/2007/04/cristvo-colombo-enrique-san-fuentes-y_19.html
http://ph-colombina.blogspot.com/2007/03/cristvo-colombo-agostino-giustiniano.html

http://ph-colombina.blogspot.com/2008/01/suprema-pseudo-prova.html


Eduardo Albuquerque

( Continua )

Anónimo disse...

( Continuação )

« Copia de la carta dirigida al Magnifico Embajador
residente en esta.

Magnifico y honorable hermano: ha dias os escribí, y
ahora comenzaré á cumplir vuestras órdenes escribiendo por
todos los correos. Y sabreis que en el pasado mes de Agosto
estos Sres. Reyes, á instancias de UNO LLAMADO COLOMBA,
tuvieron á bien que el dicho armase cuatro carabelas, con el
intento, segun decia, de andar por el mar mayor, y navegar
tanto en línea recta al Poniente que al fin tocase al Oriente,
pues siendo el mundo redondo, por fuerza habia de dar
vuelta y encontrar la parte oriental. Y así lo hizo, y arma-
das dichas carabelas tomó la via de Poniente fuera del
estrecho, segun escribe el mismo en sus cartas, que yo he
visto. En xxxnij.º dias llegó a una isla grande, en la cual
habitan gentes de color aceitunado, desnudas, sin ingenio
alguno para pelear y muy tímidas; y habiendo bajado á
tierra tomaron á algunos por fuerza para saber de ellos
noticias y para aprender su lengua, para que pudieran
entenderse. En efecto, ellos perdieron el miedo, y como eran
hombres de buen ingenio, se consiguió lo que se deseaba, y
supieron por sus señas y por otros modos que estaban en las
islas de la India; y aquellos mismos que habían cogido
fueron á las casas y á los pueblos cercanos diciendo que
habian venido por aquel lado hombres enviados por Dios,
asi que toda aquella gente, que era de mucha inocencia,
trabó con el COLOMBA y con sus hombres estrecho amor y
amistad.

Desde aquella isla pasaron despues á otras, y siguiendo
el camino han encontrado gran número de islas entre ellas
dos, la una mayor que Inglaterra y Escocia, y otra más que
toda España. El predicho COLOMBA dejó alii algunos de sus
hombres; y antes de marchar construyó una fortaleza que
quedó bien provista de víveres y de artillería, y trajo
consigo seis hombres de allá que ya entienden algo de
nuestra lengua.//

449

// En las dichas islas han encontrado, segun parece,
pimienta, linaloe, y granos de oro en los rios; esto es rios
en cuyas arenas se encuentran granillos de oro. Y dice que
los naturales navegan en canoas, las cuales son tan grandes
que en las mayores caben LXX y LXXX hombres.

El dicho COLOMBA ha vuelto en derechura y ha tornado
tierra cerca de Lisboa; y ha escrito á este Señor Rey, el cual
le ha escrito que inmediatamente venga aquí. Creo que
tendrá copia de la carta lo mismo que él la ha escrito, y
os la remitiré; y cuando él haya venido y sepa otras cosas
os las escribiré. Esto es lo que en la corte se tiene por cierto,
y como digo, yo he visto la carta en la que dice además
que él no ha reconocido entre aquella gente ley alguna ni
secta, salvo que creen en que todo proviene del cielo, y que
allí está el autor de todas las cosas, por lo que espera que
fácilmente se convertirán á la santa fé catóçica. Dice tambien
que estuvieron cerca de la provincia donde nacen los hom-
bres con cola...

Barcellona die viiij. Marty 1493 (sic).

Vuestro obediente hermano
Hanibal Januarius.»

Eduardo Albuquerque

( Continua )

Anónimo disse...

( Continuação )

« Todas estas cartas tienen importancia por mas de
un concepto. La presente justifica de una manera cumplida el
hecho de haber enviado Colón a los Reyes la noticia
de su llegada en el momento mismo en que tomó tierra en
Lisboa, para prevenir ulteriores contingencias, como clara-
mente lo dicen las frases:

- « el dicho Colon ha vuelto en dere-
chura y ha tornado tierra cerca de Lisboa, y ha escrito à este
señor Rey. »

La segunda, de Jacobus Trottus, que damos
por nota á continuación, por estar fechada en diez de Mayo,
da mayor fuerza á lo que hemos asentado de que la entrada
del Almirante en Barcelona no pudo efectuarse hasta el
postrer tercio del mes de Abril.

Semejante á la que dejamos transcrita hubieron de //

450

//correr muchas en aquellos días, dirigidas por diplomáticos.
comerciantes y particulares á Francia, Italia, Inglaterra y
otras naciones, despertando en todas partes igual interés y
curiosidad. Importante sería la colección de esas cartas
reflejo de las impresiones del momento en un período tan
crítico de la historia. Hércules de Este recibió con gran
satisfacción la misiva del caballero Trotti, y le encargó que
le tuviera al corriente de cuanto sucediera en el asunto; y
con efecto, el 10 de Mayo siguiente recibió con otra carta
del mismo una copia de la que Colón había escrito á Gabriel
Sánchez, que estamos tentados á creer fué la que sirvió de
original para la traducción latina de Leandro Cosco 1.

El rumor popular comenzó como siempre á exagerar la
importancia del descubrimiento ; considerábase ya á Espafia
poseedora de inmensos tesoros y la nación mas poderosa del
mundo, y por doquiera se difundía el deseo de tener
noticias ciertas de aquellos países que la imaginación abul-
taba de tal manera: se cruzaban las preguntas, se despa-
chaban correos; las naciones se manifestaban tan ávidas de
noticias como los individuos; unos veían amenazada su
grandeza: otros comprometida su industria; temían éstos
por el porvenir del comercio en que cifraban su opulencia:
aquéllos soñaban ya con peligrosas aventuras allende los
mares, y toda esta confusión de ideas, todo el movimiento y
choque de encontradas pasiones ha de verse pintado en las//

451

// correspondencias de aquellos días, que tal vez se conserven
sepultadas en archives públicos y particulares. como la que
ahora estudiamos, y pueden venir en día próximo á prestar
nuevo interés a este importante momento histórico.

La sensación producida por la llegada de Colón á la
costa portuguesa fué inmensa: el instinto de las naciones
adivinó toda la trascendencia de aquel hecho, aun antes
también de que las explicaciones del descubridor y las
muestras de lo que había encontrado dejaran que se apre-
ciase debidamente.»

Eduardo Albuquerque

Colon-o-Novo disse...

Factos:

1) UNO LLAMADO COLOMBA
- Hanibal Januarius viiij. Marty 1493


2) XPOVAM COLON
- REY D. João II, Março de 1488
------

Só tenho uma pergunta para si.
Para si, quem é que trunfa quem?

Um Hanibal milhares de Quilómetros longe dos eventos que nunca tal viu Colon à sua frente escrevendo de terceira mão OU um Rei que casou Colon com Filipa Moniz, que sentava-se com Colon regularmente a falar de navegação, que lhe mostrava todos os segredos portugueses (tabelas de declinação do Sol -1485, Descoberta do Cabo da Boa Esperança -1488, descoberta do Brazil -1493) e que conhecia o homem COLON pelo menos desde 1477?
A quem é que o Eduardo Albuquerque dá mais crédito a um Rei ou a um Repetidor?

-Manuel Rosa

Anónimo disse...

Una cosa es que Colón fuese genovés y otra distinta es que sea el Cristoforo Colombo de la Raccolta . En las “Saudades da terra” tienen ustedes un ejemplo precioso de lo que quiero decir. Dice (libro 2, cap.l7) “E logo perto de uma légua da Calheta está a fazenda de João Rodrigues Castelhano, que se chamou assim por falar castelhano, sendo ele genoês de nação…”. Claramente Colón parece un genovés de este tipo.

Yo creo que él decía que era genovés, y a los reyes católicos no les gustaba mucho pero por alguna razón lo aceptaron. Respecto a este punto, deberían publicar la carta del embajador castellano Puebla desde Londres donde habla de Caboto “otro genovés como Colón” y la respuesta de los reyes. “Quanto a lo que desis que alla es yda uno como colon”. Caboto se nacionalizó veneciano, pero no sabemos su origen de manera cierta.

Es imposible aquí analizar todas las referencias que da, por lo que me limitaré a lanzar una pregunta sobre Giustiniani, porque está en el origen del Colombo genovés y plebeo y es un ejemplo de la falta de crítica de muchos historiadores. Es sabido que tanto él como Senarega copiaron lo que dijo Gallo. La pregunta que nos deberíamos hacer es: era Gallo un historiador imparcial en este punto?

PS1 para Manuel Rosa: Joao II escribe Colon, el duque de Medinacelli dice que lo tuvo en su casa y le llama Colomo, el cronista Oviedo convivió con sus hijos en la corte y le llama Colom … Tenemos de todo menos Colombo. Incluso en cartas como las de Januarius donde le llama Collomba lo más llamativo es lo que no dice. Es la carta de un italiano a otro italiano para darle a conocer la hazaña de un genovés y se olvida de mencionarlo. Lo único razonable es suponer que nadie en Barcelona le dijo a Januarius que Colón era genovés. El Collomba sería entonces una traducción/italianización del apellido que oyó allí.

PS2: Olvidé decir en el post anterior que Bernardo Colombo se presentó al juicio con una genealogía de Colombo falsa, ya que decía ser descendiente de Bartolomé por línea masculina. Se ve que no encontró a nadie en su patria que le informase que Bartolomé no se casó ni tuvo hijos varones. Hasta tal punto se había borrado en Génova la memoria del que luego sería su hijo más ilustre…

Colon-o-Novo disse...

Ao Anónimo de Sábado, Setembro 26, 2009 12:24:00 PM,

Esse é mesmo um problema que os historiadores jamais viram, sabia-se escrever Colon, Colom, Collomba, Colomo mas não sabiam escrever Colombo!!!!!!!!!!!!!!!!!

Colón não era de Génova nem era Colombo. O nome Colón veio de um antepassado Colonna e nesse sentido poderia-se muito bem dizer que era Italiano embora tivesse nascido em Portugal.
Minha avó era tida por Flamenga nos Açores mas nem ela nem seus pais eram Flamengos. Os meus antepassados flamengos só foram no século XV quando foram povoar o Faial.
Eu acho que após 18 anos consegui resolver o puzzle Colón todo- falta-me só averiguar umas poucas coisas.

O incrivel para mim é ver como tantos historiadores portugueses apoiam ainda hoje a lenda do tecelão.

Em breve vamos ter um livro em Espanhol que ajudará aos Espanhóis entenderem como a história estava errada. Depois algum Espanhol escreverá um livro baseado no meu livro e de repente os historiadores portugueses vão apoiar-lo porque vem de um estrangeiro.
É só uma questão de tempo para que tudo mude.

Manuel Rosa